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L'OM pas à l'abri d'une grosse sanction, la gestion de Pablo Longoria pointée du doigt

L'Olympique de Marseille qui vit sous perfusion alimentée par Frank McCourt, pourrait être sanctionné par l'UEFA


Jeudi 26 Février 2026 22:10 - écrit par



L'Olympique de Marseille marche sur un fil : alors que le club affronte déjà une défiance sportive et populaire, ses comptes sont dans le rouge. Si pour la DNCG cela reste gérable, pour l’UEFA la donne est dfférent.

Selon les chiffres avancés par Sportune, l’OM a enregistré une perte avant impôts de 105 M€ sur l’exercice 2024-2025, soit le pire bilan de son histoire récente. Sur la période McCourt, le cumul des pertes dépasse allégrement les 500 M€, preuve d’un modèle qui vit sous perfusion de son actionnaire plus que sur ses revenus propres, et qui met surtout en lumière une gestion bancale du président Pablo Longoria. Dans ce triste classement européen des gouffres comptables, seuls Chelsea, l’Olympique Lyonnais et Tottenham font pire, toujours d’après les données compilées par Sportune.

Face à la DNCG, le scénario est connu : Frank McCourt remet au pot, via recapitalisation ou apport en compte courant, et l’instance française valide tant que les fonds sont réels, tracés et suffisants pour garantir la continuité d’exploitation du club. C’est la philosophie hexagonale : peu importe que le business soit bancal, tant que le parachute doré de l’actionnaire tient bon. Pour l’heure, tout indique que l’Américain assume encore la casse et accepte de couvrir les pertes pour éviter la casse sportive.

Là où le jeu devient plus dangereux, c’est à Nyon. Le fair-play financier - rebaptisé règlement de viabilité financière - encadre désormais beaucoup plus strictement la possibilité pour un propriétaire d’éponger indéfiniment les pertes. L’UEFA fixe des limites de déficit sur plusieurs saisons, tolère une partie des pertes si elles sont couvertes par l’actionnaire, mais exige in fine un équilibre structurel via les revenus du club : billetterie, droits TV, sponsoring, merchandising et trading de joueurs. Au-delà, les sanctions sont connues : amendes, limitation de l’effectif inscrit en compétitions européennes, voire exclusion pure et simple.

Dans ce contexte, décrocher un billet pour la prochaine Ligue des champions n’est plus seulement une question de prestige ou de storytelling marseillais, mais un impératif comptable. Les millions garantis par la C1 sont l’un des rares leviers capables de réduire la dépendance à McCourt et de ramener l’OM dans les clous de l’UEFA. Faute de quoi, le Vélodrome pourrait bien continuer à gronder contre les joueurs et les entraîneurs, alors que le vrai match, lui, se jouera dans les colonnes d’Excel et les bureaux feutrés de Nyon.

Pour résumer : l'Olympique de Marseille devra dégraisser lors du prochain mercato.



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